Propositions de la plateforme de discussion permanente concernant le secteur financier
Interact
Le secteur financier a un impact important sur l’ensemble de l’économie et se situe au croisement de nombreux intérêts. Les interlocuteurs sociaux s’intéressent par conséquent beaucoup aux développements au sein de ce secteur. Dès lors, ils se réjouissent que le Conseil ait été associé aux travaux du High Level Expert Group qui examine l’avenir du secteur financier (HLEG) et tiennent absolument à rester associés à l’avenir aux travaux ultérieurs de la plateforme de discussion permanente. Compte tenu des fragilités de ce secteur, mis en lumière par la crise financière, la sous-commission soutient aussi pleinement cette recherche de pistes susceptibles d’améliorer la stabilité et le fonctionnement du système financier. Il est en outre important d’accorder l’attention politique nécessaire à l’emploi et aux possibilités de développement durable de cet important secteur économique, ce qui renforcerait également les perspectives économiques et le potentiel de croissance économique. Une telle approche politique équilibrée est particulièrement recommandée, en particulier dans le contexte actuel du Brexit. En période d’instabilité du secteur financier, il convient de réagir rapidement afin d’éviter les dérapages et leurs répercussions très négatives sur l’économie réelle. Ces mesures d’urgence et le fonctionnement général du secteur doivent ensuite être évalués en vue d’une amélioration structurelle. Le Conseil se réjouit que le HLEG ait indiqué où des réformes étaient souhaitables et que celles-ci soient traduites, dans les différents groupes de travail, en options politiques possibles.Le présent avis souligne un certain nombre de points susceptibles d'amélioration, afin que les actuelles propositions des différents groupes de travail, qui contiennent déjà bon nombre d'éléments de valeur et leurs répercussions très négatives sur l’économie réelle. Dans différents projets de texte, il est plaidé pour la création d'une nouvelle plateforme, d'une nouvelle task force ou d'un nouvel organe consultatif. Leur plus-value par rapport aux organes de concertation ou de consultation existants n'est pas toujours claire. Les réformes du secteur financier devraient tendre vers une rationalisation. De nouvelles initiatives devraient dès lors être rassemblées autant que possible dans des institutions et structures existantes. Les organes de concertation existants disposent d'une expertise suffisante pour confronter les initiatives nouvelles et existantes à leur efficacité et à leur portée dans la société. La
composition de ces organes de concertation est par ailleurs davantage représentative que la composition qui est proposée pour d'éventuels nouveaux organes de concertation et organes consultatifs. Différentes propositions pourraient impacter les conditions de travail dans le secteur financier et devraient par conséquent être également abordées dans la concertation sectorielle. Nous pensons p.ex. à la proposition de former le personnel des institutions financières afin d’éviter les risques excessifs, dans laquelle il est en effet indiqué que le secteur devrait trouver un accord à ce propos.